Des connaissances figées
Un modèle ignore ce qui s’est passé après son entraînement et ce qui n’a jamais été public : vos tarifs, vos procédures, vos contrats, vos décisions.
Le RAG (Retrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche) permet à une IA de chercher l’information dans vos documents avant de répondre. Définition, fonctionnement étape par étape, différences avec le fine-tuning, exemples et limites : l’essentiel pour comprendre et utiliser le RAG.
Le RAG (pour Retrieval-Augmented Generation, en français génération augmentée par la recherche) est une méthode qui associe deux étapes : rechercher les passages utiles dans un ensemble de documents, puis générer une réponse avec un modèle de langage (LLM) à partir de ces passages.
Concrètement, quand vous posez une question, le système ne se contente pas de ce que le modèle a appris pendant son entraînement : il va d’abord chercher dans votre base de connaissances les extraits pertinents, les ajoute à la demande, et le modèle rédige sa réponse en s’appuyant dessus. La réponse peut alors citer ses sources.
Le terme a été popularisé par une publication de chercheurs de Facebook AI Research en 2020 (Lewis et al.). Il désigne aujourd’hui l’architecture la plus répandue pour brancher une IA générative sur les données d’une entreprise.
ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral savent rédiger et raisonner, mais leurs connaissances s’arrêtent à leurs données d’entraînement. Le RAG comble trois manques.
Un modèle ignore ce qui s’est passé après son entraînement et ce qui n’a jamais été public : vos tarifs, vos procédures, vos contrats, vos décisions.
Sans source, impossible de savoir d’où vient une affirmation. Avec le RAG, la réponse renvoie aux passages qui l’ont nourrie.
Quand l’information manque, un modèle peut combler le vide avec une réponse plausible mais fausse. Fournir le bon contexte réduit ce risque, sans le supprimer.
Les trois premières étapes ont lieu une fois, à l’import des documents. Les trois suivantes se répètent à chaque question.
Les documents sont lus : texte des fichiers, pages web, transcription des vidéos et des fichiers audio.
Le texte est découpé en morceaux (chunks) qui gardent leur référence au document d’origine.
Un modèle d’embedding traduit le sens de chaque passage en vecteur numérique, stocké dans une base vectorielle.
À chaque question, le système compare la question à l’index et sélectionne les passages les plus proches, même sans les mêmes mots.
Les passages retenus sont ajoutés à la question, avec des consignes : répondre à partir des sources, dire quand l’information manque.
Le LLM rédige la réponse à partir de ce contexte et indique les documents utilisés, pour que vous puissiez vérifier.
Le RAG combine un moteur de recherche et un modèle de langage. Quelques notions suffisent pour comprendre ce qui se passe sous le capot et poser les bonnes questions à un fournisseur.
Deux phrases proches par le sens ont des vecteurs proches, même avec des mots différents.
Elle permet de retrouver en quelques millisecondes les passages les plus proches d’une question.
Trop petit, il perd le contexte ; trop grand, il noie l’information utile.
Combine la recherche vectorielle et la recherche par mots exacts, utile pour les références et les codes.
C’est ce que reçoit réellement le modèle au moment de répondre.
Trois façons de faire travailler un LLM sur des connaissances qu’il n’a pas. Elles se combinent souvent : le fine-tuning règle la manière de répondre, le RAG apporte les faits.
Les connaissances restent dans vos documents ; le modèle les consulte à chaque question.
On ajuste les paramètres du modèle sur des exemples pour modifier son comportement.
On transmet des documents entiers au modèle à chaque question.
Pour une base de connaissances d’entreprise, qui évolue et dont les réponses doivent être vérifiables, le RAG est en général le point de départ.
Le RAG n’est pas une technologie unique. Selon le besoin, on cherche des passages, on structure le savoir en amont ou on protège les données avant traitement. Ces trois approches sont disponibles dans Narratheque, au même prix par base.
« Je veux trouver la bonne information dans mes documents. »
La forme classique : recherche des passages les plus proches de la question, puis génération.
« Je veux relier des informations dispersées. »
L’IA organise le corpus en fiches reliées et synthétisées en amont ; la recherche s’appuie sur ce savoir structuré.
« Je veux limiter l’exposition des données sensibles. »
Les informations identifiantes prises en charge sont remplacées ou chiffrées avant d’être transmises au modèle.
Les équipes interrogent procédures, accords et guides internes, et obtiennent une réponse avec le document de référence.
Assistant interneLes visiteurs posent leurs questions ; le chatbot répond à partir d’un corpus public dédié : offres, FAQ, pages du site.
Chatbot de site webDes réponses cohérentes sur les produits, garanties et retours, appuyées sur la documentation et validées par l’équipe.
Service clientRédiger à partir de votre positionnement, de vos cas clients et de vos contenus existants plutôt que de généralités.
Contenus & campagnesRendre consultable le savoir d’un cabinet, d’un service technique ou d’une équipe qualité, avec les références.
Wiki de connaissancesDes agents qui s’appuient sur une base de connaissances pour exécuter une tâche métier avec le bon contexte.
Agents IALa plupart des déceptions viennent des sources et de la gouvernance, pas de la technologie.
Le RAG répète ce qu’il trouve. Documents périmés ou contradictoires produisent des réponses périmées ou contradictoires.
Un passage coupé au mauvais endroit perd son sens. La préparation des documents compte autant que le modèle.
Le RAG ne gère pas les autorisations à votre place : une base doit contenir ce que son public a le droit de voir.
Le RAG réduit les inventions, il ne les supprime pas. Les réponses engageantes se vérifient dans les sources citées.
Avec un modèle externe, les extraits retenus lui sont transmis pour produire la réponse. Choisissez les modèles selon la sensibilité.
Ajouter, retirer, mettre à jour : une base de connaissances vit avec l’organisation.
Le lieu de stockage de la base et le lieu de traitement par le modèle sont deux questions distinctes. Vérifiez où passent les extraits transmis, les conditions de réutilisation du fournisseur, et protégez les informations identifiantes avant traitement quand c’est nécessaire.
Comprendre le parcours des donnéesMonter soi-même un RAG demande de choisir un modèle d’embedding, une base vectorielle, une stratégie de découpage et de gérer les droits. Avec Narratheque, vous importez vos documents, pages web, vidéos ou fichiers audio : l’indexation est faite pour vous, et vous choisissez le modèle (OpenAI, Anthropic, Google, Mistral ou modèles locaux) qui répond.
Une base de connaissances commence à 29 € HT par mois (formule Simple : 1 base, 2 utilisateurs, budget d’usage inclus).
Deux façons de donner du contexte à l’IA, schémas et exemple concret.
Comment créer et sécuriser la base qui alimente le RAG.
Choisir le modèle qui génère la réponse, selon la tâche.
Que masquer avant d’envoyer des extraits à un modèle.
La publication de recherche à l’origine du terme RAG.
Le RAG (Retrieval-Augmented Generation, génération augmentée par la recherche) est une méthode qui fait chercher à l’IA les passages utiles dans un ensemble de documents avant de générer sa réponse. Le modèle s’appuie ainsi sur vos sources et peut les citer, au lieu de se limiter à ses données d’entraînement.
RAG est l’acronyme anglais de Retrieval-Augmented Generation, que l’on traduit par génération augmentée par la recherche (ou par récupération). Le terme a été popularisé par une publication de Facebook AI Research en 2020.
Le fine-tuning réentraîne le modèle pour modifier son comportement ; le RAG lui fournit des documents au moment de répondre, sans le réentraîner. Le RAG convient mieux aux informations qui changent et doivent être sourcées ; le fine-tuning à un style ou une tâche très spécifique.
Non. Il les réduit en apportant le bon contexte, mais une réponse peut rester incomplète ou erronée si la recherche rate un passage ou si les sources sont mauvaises. Les informations importantes se vérifient dans les documents cités.
Tout contenu dont on peut extraire du texte : fichiers, pages web, transcriptions de vidéos et de fichiers audio, notes. La qualité compte plus que la quantité : retirez les doublons et les versions obsolètes.
Pour construire un RAG soi-même, oui : il faut assembler un modèle d’embedding, une base vectorielle et un LLM. Une plateforme comme Narratheque le fait pour vous : vous importez vos documents et posez vos questions.
C’est possible avec des précautions : séparer les bases par public, choisir les modèles selon la sensibilité, et protéger les informations identifiantes avant traitement. Avec un modèle externe, les extraits retenus lui sont transmis pour produire la réponse.
Un RAG développé sur mesure demande du temps de développement et des coûts d’infrastructure et d’API. Avec Narratheque, une base de connaissances utilisable en RAG commence à 29 € HT par mois, avec un essai gratuit de 14 jours.
Partons d’un corpus concret et de quelques questions réelles pour voir ce que le RAG peut faire pour votre organisation.